Circuits en camping-car

La Balade du Serenity

Partir vivre à l’année en camping-car

Larguer presque définitivement les amarres. Tout plaquer sur un coup de tête. Mais avec un peu de préparation quand même. Cela m’a longtemps fait rêver.

Et cette fois, ça y est ! Et il était temps…

Me voilà donc avec mon “nouveau camping-car” du siècle dernier prêt à parcourir les routes, à vivre l’Aventure, à rencontrer de nouvelles personnes. Ce n’est pas mon premier camping-car. Mais les autres, même si j’en faisais un usage intensif, restaient des véhicules de vacance.

Cette fois, je largue ma maison. Ma vie de sédentaire. Et je prends la route.

Envie d’ailleurs

Plus j’y repense, et plus je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps. Cela me semble tellement logique maintenant. Tellement évident. Et pourtant… et pourtant… et pourtant j’ai 46 ans.

Bon, on va pas se mentir: j’ai jamais été très à l’aise avec la bienpensance, le conformisme et avec toutes les normes que ce soit dans le privé ou dans le professionnel. Je me garderai bien de parler d’hypocrisie sociale institutionnalisée ou de mensonges rassurants. Ce serait prétentieux de ma part. Non, c’est juste que moi, cela ne me convenait pas. C’est juste que ce qu’on me proposait en échange de cette vie ne me suffisait pas. Mêmes les commodités sociales et les petits conforts de toutes ces conneries gratuites et illimitées m’ont toujours mis mal à l’aise.

Chacun sa vie. Enfin, ceux qui ont la chance de pouvoir la choisir. Ou de pouvoir l’aménager… Si les autres sont heureux ainsi, surtout qu’ils ne changent rien ! Mais pour moi continuer ainsi, cela aurait signifieé continuer à rêver ma vie, plutôt que de vivre mon rêve.

Il était donc grand temps.

I hope you’re not lonely without me.

Eddie Vedder, Society

Un peu de contexte.

Outch… dans quoi je m’engage là ?

Non, oublions.

Disons simplement, en surface…. hum… imaginons un doux mélange de Saez, de Fauve et de Didier Super… mouais, pas très doux en fait. Mais en surface, c’est ça.

Je marche donc je suis

J’ai bien conscience que si j’en suis là c’est à cause (grâce) à tout une série d’événements, de situations et d’opportunités que le hasard a placé sur mon chemin.

J’ai la chance d’avoir un métier que je peux exercer partout. J’ai la chance d’avoir une petite activité qui tournote pas trop mal sans que j’y passe 12 heures par jour. Et surtout que je peux continuer partout tant que les Dieux d’Internet me parlent. J’ai la chance de pas être trop manchot et d’être capable de gérer un peu tout tout seul. J’ai la chance d’avoir de grands enfants et une ex-femme qui ne veut plus de moi. Bref, j’ai beaucoup de chance.

Donc, je me sens pas spécialement courageux. Je pars. Je marche. Je rejoins la route. Car j’ai la chance de pouvoir vivre cette aventure. Cette nouvelle expérience.

On verra bien combien de temps ça durera. On verra bien où je suis dans 3 ou 5 ans. On verra bien si je me fatigue. On verra bien si je me trouve un endroit où tirer définitivement mon frein à main. Pour l’instant, la route m’appelle.

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